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| MÉTIER : TECHNICIEN EN IDENTIFICATION CRIMINELLE |
| Témoignage de Norbert Picard |
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Fonction : scientifique
Secteur d’activité : gendarmerie
Niveau d’études requis : aucun mais il faut passer le concours (épreuves intellectuelles et physiques)
Diplômes requis : pas de diplôme obligatoire
Expérience souhaitée : Non obligatoire.
Salaire à l’embauche : 1350 € nets mensuels pour les élèves gendarmes, 1668 € nets mensuels après 3 ans de service
Présentation du métier, les missions et activités :
La gendarmerie compte environ 450 hommes et femmes techniciens en identification criminelle (TIC) chargés de pratiquer des opérations de police technique et scientifique en vue de la manifestation de la vérité dans le cadre des enquêtes judiciaires.
Ces techniciens servent au sein des brigades de recherches (BR) :
- Organiser les constatations sur les lieux d’un crime ou d’un délit.
- Rechercher les preuves matérielles au travers d’opérations techniques, notamment des prélèvements d’indices.
- Renseigner les magistrats et les officiers et sous-officiers de gendarmerie qui dirigent les enquêtes judiciaires (appelés directeurs d’enquêtes).
- Exploiter les résultats des analyses scientifiques réalisées par des laboratoires, notamment l’institut de recherche criminelle de la gendarmerie (IRCGN).
Les TIC sont formés au centre national de formation de police judiciaire (CNFPJ) de l’école de gendarmerie de Fontainebleau (77).
Les sous-officiers retenus suivent un stage de 6 semaines (cours théoriques et exercices d’application) dans les domaines suivants :
- photographie et vidéo judiciaire
- empreintes digitales
- traces d’effraction et d’impression (traces de pas, de pneumatiques…)
- enseignement scientifique : biologie, médecine légale, entomologie (étude des insectes), anthropologie
- balistique, explosifs, incendies
- faux documents.
Tous les sous-officiers TIC servant en brigade de recherches suivent un stage de consolidation d’une durée d’une semaine au CNFPJ, dans un délai de trois à cinq ans après le stage de formation initiale.
Qualités humaines requises :
Altruisme, abnégation, ouverture d’esprit, dynamisme, esprit d’équipe et solidarité, sens du devoir et de l’honneur, intégrité et exemplarité, disponibilité, rigueur, autonomie, pragmatisme.
Compétences requises :
Les TIC sont recrutés parmi les sous-officiers servant déjà en gendarmerie. Les candidats doivent :
- être volontaires pour cette technicité,
- présenter un réel intérêt pour la police judiciaire,
- être affectés ou en instance d’affectation dans une brigade de recherches,
- être susceptibles d’être maintenus dans la technicité pendant au moins cinq ans.
Environnement du poste :
Militaire, collectif, service public
Points forts : pas de routine, formation rémunérée, sécurité de l’emploi, logement de fonction concédé à titre gratuit, possibilité de mobilité dans les affectations, 9 semaines de permission auxquelles s’ajoutent 15 jours de permissions complémentaires, réduction de 75% sur les tarifs SNCF.
Points faibles :
On ne choisit pas son logement, une certaine promiscuité au quotidien lorsque l’on vit en caserne car comme dans la vie civile, on retrouve différentes personnalités au sein de la gendarmerie. Disponibilité géographique.
Possibilités d’évolution :
En fonction de ses aptitudes et des diplômes professionnels détenus, un gendarme TIC peut monter en grade et occuper différents postes à responsabilité. Lui sont également ouverts, à plusieurs étapes de sa carrière, les concours internes pour devenir officier de gendarmerie.
Lire le témoignage de Norbert Picard
Témoignage de Norbert Picard, Major responsable du Centre d’Information et de Recrutement de Nantes
- Quand avez-vous commencé votre carrière dans la gendarmerie ?
- Je suis rentré en 1978 après 6 années passées dans la marine nationale.
- Pourquoi avoir changé de métier ?
- A l’époque je voulais absolument faire des enquêtes, mais j’avais écouté mon père qui travaillait dans la marine… Cela dit ce n’est pas grave de ne pas trouver sa voie tout de suite car à l’époque j’avais 23 ans et cela ne m’a pas empêché de la trouver par la suite.
- Aviez-vous le choix avec d’autres entreprises ? Pourquoi avoir choisi la gendarmerie ?
- Oui j’aurais pu aller dans la police nationale mais ce n’est pas tout à fait la même culture car au sein de la gendarmerie la dimension militaire est nettement plus forte et nous travaillons dans des environnements plus ruraux.
Si c’était à refaire je referais la même parcours.
- Une fois entré dans la gendarmerie comment avez-vous gravi les échelons ?
- Je n’avais pas le BAC, j’ai donc du être très ambitieux et passer les concours internes afin de bénéficier de promotions.
- Un conseil pour ceux qui voudrait intégrer la gendarmerie ?
- Aussi étonnant que cela puisse paraître de la part d’un gendarme, il faut aimer les gens.
Il faut avoir envie d’aider les personnes, de leur enlever un certain nombre de souffrances, sinon on ne fait pas un bon gendarme.
Il faut également faire preuve d’empathie, c’est indispensable. Lorsque vous interpellez des voyous ou des violeurs il faut être capable de se mettre à leur place pour mieux comprendre leurs motivations, et croyez-moi ce n’est pas toujours facile. Nous sommes néanmoins obligés de prendre le temps de leur expliquer ce qui peut leur arriver.
- La difficulté, c’est donc de devoir naviguer entre criminels et victimes ?
- Effectivement. Il faut trouver un juste milieu entre prévention et répression, il faut savoir mettre en avant son côté « humain » lorsque cela est adapté.
Pour conclure je dirais qu’il ne faut pas abuser de ses pouvoirs mais en user.
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